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LE PRIEURÉ À BLOIS : UN LIEU OÙ LES PERSONNES ISOLÉES PEUVENT SE RECONSTRUIRE

Par Henri Brissot, journaliste à la rédaction de Blois de La Nouvelle République

Publié le 18 février 2020, sur le site internet de la Nouvelle République

Le préfet Yves Rousset a pu échanger avec des professionnels et des bénéficiaires. © Photo NR

Le préfet Yves Rousset s’est arrêté au Centre d’hébergement et de réinsertion sociale géré par l’ASLD.

L’occasion de fructueux échanges.



Les personnes en difficulté trouvent auprès de l’Association de soutien et de lutte contre les détresses (ASLD) un précieux réconfort. Financée à 85 % par l’État, celle-ci est chargée de la mise en place de multiples dispositifs d’accompagnement afin de les aider à se réinsérer socialement. Quelles que soient les situations, l’objectif est toujours identique : prévenir toute forme d’exclusion.

L’hébergement en est forcément une composante essentielle. Car, avant de bâtir un projet, il est impératif pour les personnes isolées d’obtenir un toit, un abri, un lieu leur permettant de se reconstruire.


Logement social : les hommes seuls tout en bas de la liste


Au Prieuré, en bas de l’avenue de Verdun, le Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) répond à cette nécessité. C’est là que le préfet de Loir-et-Cher s’est rendu il y a quelques jours. « Nous ne sommes pas hors sol » a souligné Yves Rousset. « Venir sur le terrain et rencontrer les éducateurs sociaux, c’est une façon de montrer notre soutien. »

Et d’échanger bien sûr. « Les personnes que nous hébergeons retrouvent un rythme de vie », témoigne l’un d’eux. « Elles tissent du lien social et reprennent confiance en leurs capacités. Mais il faut aussi l’admettre, la marche pour accéder au marché de l’emploi reste gigantesque. »

Le Prieuré accueille majoritairement des hommes seuls aux parcours de vie tortueux. Certains ont été expulsés de leur logement, d’autres sortent de la maison d’arrêt ou de l’hôpital. En théorie, ils ne peuvent rester qu’un mois. « Sauf que pour trouver un logement social, ce n’est pas facile, » pointe un salarié. « Notamment pour ceux qui n’ont pas de famille et qui ne gagnent que le RSA. Ceux-là sont tout en bas de liste quand ils font une demande. »

Sur le même site, le préfet découvre l’un des chantiers d’insertion de l’ASLD. Le pôle activité économique et technique a pour but d’accompagner vers l’emploi durable des personnes qui s’en sont très éloignées et de les aider à préparer un projet professionnel.

Ces mêmes personnes répondent par la même occasion aux besoins techniques de fonctionnement des établissements et services de l’association (restauration collective, nettoyage, maintenance petits travaux de réfection). « Nous avons 18 équivalents temps plein » détaillent la directrice Sandrine Fontaine et la responsable Aurélie Jouet. « Nous privilégions des contrats courts pour qu’elles restent sur une bonne dynamique. »

Dans la plupart des cas, les progrès constatés sont importants. « Au fur et à mesure, on peut leur confier des tâches supplémentaires. » Au final, ce sont de nouvelles perspectives qui s’ouvrent. Ainsi, Nadia a décidé de devenir ambulancière et Marion de s’orienter vers la pâtisserie. « Nous valorisons le travail », souligne Sandrine Fontaine.

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