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FÊTE DE NOËL AU CHRS DU PRIEURÉ

17 décembre 2019

Traditionnellement, le mois de décembre est synonyme de fêtes de fin d’année. Chaque établissement vit la période de Noël à sa façon et le Prieuré ne fait pas exception à la règle, où ici aussi ce moment chaleureux se prépare. C’est pourquoi l’esprit de Noël se fait ressentir dans les locaux pour ce dernier mois de l’année, avec le sapin tout d’abord, ramené puis décoré par une équipe de résidents et une travailleuse sociale, mais aussi par la décoration allant avec, installée dans les lieux communs, pour rappeler à chacun que l’évènement approche.

Cette fête d’origine chrétienne ne va pas être ressentie et appréhendée de la même façon par tous. Selon les expériences et croyances de chacun, il y aura autant de visions de Noël que de personnes qui participeront à cette journée.

Ainsi, on peut se demander quel sens donner à cette fête ? Comment le fêter en tentant de satisfaire tout le monde ?

Le but étant avant tout de rassembler un maximum de personnes autour d’un objectif commun : la convivialité d’un moment passé ensemble.

Fêter noël n’est évidemment pas une obligation mais lorsque professionnels et résidents s’unissent pour y donner du sens, sur un quelque chose qui leur parle et leur permet de passer un bon moment, collectivement, le pari est rempli.


Au CHRS, la vie de l’institution s’investie chaque année autour de cet évènement majeur et est symbolisé par une journée dédiée aux festivités de fin d’année. L’élément central en est un repas servi à toutes les personnes conviées, préparé par l’équipe du chantier d’insertion présent sur place, mais aussi avec la contribution de l’équipe éducative pour la réalisation de l’apéritif et du dessert. Les résidents sont grandement sollicités pour ajouter leur touche aux préparatifs, et ainsi créer collectivement, avec les idées et envies de chacun. Graviteront également tout au long de la journée diverses animations pour égayer et divertir le plus possible les personnes réunies et rendre ce moment le plus festif qui soit.


Cette année, j’ai pu faire les courses accompagnée de deux résidents.

Ainsi, les collègues en amont, et avec les envies des résidents par la suite, nous avons pu élaborer ensemble ce que nous voulions voir sur les tables en cette journée.

Le jour J, j’ai pu constater une certaine effervescence, où telle une fourmilière en action, chacun s’affairait de son côté, apportant sa touche ça et la, pour installer les tables dans le self, pour décorer et aménager ces tables une fois celles-ci installées, pour confectionner les toasts ou encore  aller acheter le pain pour le repas.

Tout ceci sur un fond sonore apporté par l’un des résidents et ses platines, qui a su assurer l’ambiance musicale, ce,  jusqu’à l’apéritif du midi.  

Chacun semblait trouver aisément sa place au milieu de cette journée bien particulière.

C’est l’occasion, pour une journée dans l’année, de tous s’attabler autour d’une envie commune de convivialité, que l’on soit un professionnel éducatif ou administratif, que l’on soit résident au prieuré ou encore administrateur du Conseil d’Administration, ou encore chef de service ou travaillant à la maintenance. C’est l’occasion, le temps d’un plat, d’une chanson, ou d’un mime, de s’unir et partager le même but à un instant donné. C’est ce qui vient, l’espace de cet instant, gommer les barrières qui peuvent se créer de par les différents statuts, le reste de l’année. C’est ce qui fait que ce jour est important, pour tous, que l’on ait pu rester une heure seulement, ou que l’on ait assisté du début à la fin de cet évènement.

C’était également l’occasion, pour deux résidents de terminer leur prise en charge sur une note joyeuse, à la veille de leur départ. Ils purent s’exprimer sur ce qu’ils avaient vécu au Prieuré le temps de leur séjour, ajoutant un émotionnel d’autant plus fort à l’évènement.


Finalement, et quelque soit l’institution en question il apparaît toujours compliqué de conjuguer sans fausse note autour de Noël, qu’il vaudrait peut être mieux nommer plus généralement « fête de fin d’année », pour ôter un symbolique trop présent autour de la fête vécue traditionnellement comme familiale.

On ne peut que constater du caractère douloureux que peuvent renvoyer ces moments à certains, que cette période peut représenter, à fortiori si ces personnes se trouvent éloignées de leurs proches et nous ne pouvons que respecter les désirs d’abstention. Cependant, il est de notre rôle de contourner, de pouvoir faire diversion et d’insuffler des mouvances pouvant contrecarrer ou du moins tenter, ceux qui seraient septiques et en recherche de passer un  bon moment.  C’est l’essence même de notre accompagnement, et il se doit de transparaître encore plus en des évènements tels que ces moments de fêtes.



Lucie Crosnier, éducatrice spécialisée en formation, stagiaire au CHRS Le Prieuré

 

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